
Agent immobilier – Comment utiliser l’IA en 2026 ?
Agent immobilier – Comment utiliser l’IA en 2026 ? Agent immobilier et IA en 3 points Rédaction d’annonces, estimations de...
13 août 2026 · 6 min

La relation entre propriétaires et locataires est régie par des règles bien précises en matière d’augmentation de loyer. Il convient donc de s’informer sur les modalités à suivre pour informer légalement un locataire d’une hausse de loyer. Dans cet article, nous abordons les différentes situations où une augmentation est envisageable, ainsi que les démarches nécessaires à effectuer.
Il existe plusieurs cas de figure où un propriétaire peut être amené à augmenter le montant du loyer :
Dans tous les cas, le propriétaire doit respecter des procédures spécifiques pour informer son locataire de l’augmentation.
Vous souhaitez faciliter vos révisions de loyer ?

Pour effectuer la révision annuelle du loyer, le propriétaire doit se référer à l’IRL qui sert de base au calcul. La formule permettant de déterminer la nouvelle valeur du loyer est la suivante :
Nouveau loyer = Loyer actuel x (IRL du trimestre en cours / IRL du même trimestre de l’année précédente)
Prenons un exemple concret : Si le loyer actuel est de 500 €, l’IRL du même trimestre de l’année précédente était de 130 et l’IRL du trimestre en cours est de 132, voici comment sera calculé le nouveau loyer :
500 x (132 / 130) = 507,69 €
Ainsi, le propriétaire pourra augmenter le loyer de 7,69 € suite à cette révision annuelle.
C’est ce qu’indique l’article 12 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 sur le pouvoir d’achat.
Lorsque le bail prévoit une clause de révision, le propriétaire peut réviser le loyer une fois par an en appliquant la variation de l’Indice de Référence des Loyers (IRL) publié par l’INSEE. Il est recommandé d’informer le locataire par écrit en précisant le montant du nouveau loyer, l’indice utilisé ainsi que le calcul effectué.
Si le propriétaire souhaite réévaluer le loyer à la suite de travaux d’amélioration, cette augmentation doit respecter les conditions prévues par la réglementation et, le cas échéant, par le contrat de bail. Il est conseillé d’informer le locataire par écrit en détaillant les travaux réalisés, leur coût ainsi que les conséquences éventuelles sur le montant du loyer. En cas de désaccord, les parties peuvent solliciter la commission départementale de conciliation avant d’engager toute procédure judiciaire.
Afin de pouvoir répercuter le coût des travaux sur le loyer, ceux-ci doivent :
Le propriétaire est également tenu d’informer le locataire avant le début des travaux, afin que celui-ci puisse prendre ses dispositions.
Si le propriétaire souhaite augmenter le loyer suite à des travaux, il doit envoyer une notification écrite à son locataire, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par acte d’huissier. Cette notification doit préciser :
Le locataire dispose alors d’un délai de un mois pour accepter ou contester cette augmentation. En cas de contestation, les parties pourront saisir la commission départementale de conciliation pour trouver un accord amiable.
Besoin d'une solution pour gérer vos biens ?

Le propriétaire peut également proposer une réévaluation du loyer lors du renouvellement du bail lorsqu’il estime que celui-ci est manifestement sous-évalué par rapport aux loyers habituellement pratiqués pour des logements comparables situés dans le même secteur géographique.
Cette demande doit être justifiée par plusieurs références de loyers comparables et respecter les règles applicables, notamment dans les zones où le marché locatif est particulièrement tendu. En cas de désaccord, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation afin de tenter de trouver une solution amiable.
Une lettre d’augmentation de loyer pour le locataire doit contenir plusieurs éléments importants pour assurer une communication claire et transparente. Voici les éléments clés à inclure dans une telle lettre :
Nom du locataire.
Adresse du bien loué.
Ville et code postal du bien loué.
Expliquez brièvement la raison de l’augmentation du loyer. Cela peut inclure des coûts d’entretien, des dépenses accrues, ou une révision périodique conforme aux termes du contrat de location.
Montrez le nouveau montant du loyer.
Spécifiez la date à laquelle l’augmentation prendra effet.
Si des changements dans la méthode de paiement sont nécessaires, fournissez des instructions claires.
Possibilité de discussion :
Invite le locataire à discuter de l’augmentation s’il a des préoccupations.
Conclusion : Remerciez le locataire pour sa compréhension et sa coopération.
Il est important de personnaliser la lettre en fonction de la situation spécifique et des lois locatives applicables. De plus, assurez-vous de respecter tout préavis légal requis pour l’augmentation du loyer dans votre juridiction
Il est essentiel d’avertir le locataire d’une augmentation de loyer dans le respect des délais légaux et des conditions stipulées dans le contrat de location. Cela permet de maintenir une relation transparente et respectueuse, en offrant au locataire le temps nécessaire pour ajuster son budget et discuter de la décision si besoin.
Non. Une augmentation de loyer ne peut intervenir que dans les cas prévus par la loi, notamment lors de la révision annuelle si le bail comporte une clause de révision, lors du renouvellement du bail dans certaines situations ou après des travaux d’amélioration lorsque les conditions légales sont réunies.
Oui. Le locataire doit être informé de toute augmentation de loyer. La notification doit préciser le motif de la hausse, le nouveau montant du loyer ainsi que, le cas échéant, le calcul de la révision fondé sur l’Indice de Référence des Loyers (IRL).
Le nouveau loyer est calculé en appliquant la formule suivante :
Nouveau loyer = Loyer actuel × (IRL du trimestre de référence / IRL du même trimestre de l’année précédente)
Le trimestre de référence est celui indiqué dans le bail.
Oui. Si le locataire estime que l’augmentation ne respecte pas les dispositions légales ou les clauses du bail, il peut demander des explications au propriétaire. En cas de désaccord persistant, il est possible de saisir la commission départementale de conciliation, puis, si nécessaire, le juge compétent.
En l’absence de clause de révision, le propriétaire ne peut pas augmenter le loyer en cours de bail, sauf dans les situations prévues par la réglementation, notamment lors du renouvellement du bail lorsque les conditions légales sont réunies.

Article rédigé par Julien Dourlen
Fondateur de LOCKimmo, passionné d’immobilier et développeur depuis plus de 15 ans, Julien a créé plusieurs logiciels immobiliers pour simplifier le quotidien des professionnels du secteur. À travers ce blog, il partage son expertise et ses conseils en gestion locative.

Agent immobilier – Comment utiliser l’IA en 2026 ? Agent immobilier et IA en 3 points Rédaction d’annonces, estimations de...
13 août 2026 · 6 min

Moquette usée ou parquet dégradé : quand le changement de sol est-il une obligation pour le bailleur ? Changement de...
6 août 2026 · 6 min

Bail professionnel ou commercial : comment choisir le bon statut selon l’activité de votre client ? Résumé Choisir entre un...
30 juil. 2026 · 6 min