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13 août 2026 · 6 min

Changement de sol - Les obligations du bailleur en 3 points
Moquette élimée, parquet rayé, lino qui se décolle, … Quand faut-il changer le sol dans un appartement en location ? Faut-il remplacer avant chaque nouvelle location ? Le locataire peut-il l’exiger en cours de bail ? Tout dépend de l’état du sol. Si le revêtement est vétuste, non conforme aux normes de décence, ou endommagé par un sinistre indépendant du locataire, le changement est à la charge du propriétaire. En revanche, si le sol est encore dans sa durée de vie normale, ou si son état résulte d’une dégradation causée par le locataire, l’obligation ne lui incombe pas. Découvrez en détail les obligations du bailleur en matière de changement de sol.
Tout bailleur a l’obligation de délivrer un logement décent et de l’entretenir tout au long du bail (article 6 de la loi du 6 juillet 1989). Cette obligation s’applique aussi au sol. Un revêtement qui ne remplit plus sa fonction (confort, sécurité, isolation) reste à la charge du propriétaire bailleur.
Concrètement, trois situations imposent au bailleur de changer le sol dans une location :
Toutes les dégradations de sol ne relèvent pas de la responsabilité du bailleur.
Encore des doutes sur la responsabilité des parties en cas de changement de parquet ? LOCKimmo récapitule les obligations du locataire et du propriétaire.
Un locataire ne se contente pas toujours d’accepter le sol existant. S’il le souhaite, il peut procéder au changement du revêtement de sol dans sa location. Mais pas n’importe comment. Tant que l’aménagement ne constitue pas une transformation du logement, le bailleur ne peut s’y opposer. Le locataire peut ainsi poser un revêtement PVC en lames clipsables ou en dalles, à condition de ne rien coller ni clouer sur le sol existant. Il peut aussi disposer des tapis par pièce, sans aucune autorisation à demander. Dès lors que le revêtement d’origine reste intact et récupérable au départ du locataire, l’aménagement relève de sa liberté de décoration.
En revanche, si le locataire souhaite remplacer la nature même du revêtement (poser un parquet flottant sur une moquette, par exemple), la règle change. L’article 7 de la loi de 1989 impose que le locataire obtienne l’accord écrit préalable avant toute transformation des locaux ou équipements loués. Sans cet accord, le bailleur est en droit d’exiger la remise en état d’origine à son départ. Et ce, même si les travaux constituent objectivement une amélioration du logement.
Face à une demande de changement de sol en location, le bailleur a trois options :
Dans tous les cas, formalisez la réponse par écrit et conservez une trace de l’accord (ou du refus) donné. C’est ce document qui fera foi en cas de désaccord lors de l’état des lieux de sortie.
La réalisation de travaux au sein d’une location suppose le respect d’un certain nombre d’obligations du bailleur, afin d’éviter d’exposer la gestion à un litige.
Avant toute intervention pour un sol abîmé dans une location, le bailleur doit informer le locataire par lettre recommandée avec accusé de réception, ou lui remettre la notification en main propre. Ce document doit préciser :
Une notification incomplète ou orale n’a aucune valeur en cas de contestation ultérieure.
Le locataire est tenu de laisser l’accès au logement pour la préparation et la réalisation des travaux, mais il n’est pas obligé de l’autoriser les samedis, dimanches et jours fériés. Si le chantier dépasse 21 jours, le propriétaire doit accorder une réduction de loyer proportionnelle à la durée de l’intervention. À défaut, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection.
La qualité de la gestion locative se joue autant sur le terrain juridique que sur la traçabilité de vos démarches. Trois réflexes limitent le risque de contestation :
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Malgré une notification en bonne et due forme, un désaccord sur le changement de sol peut subsister. Voici les issues possibles.
Si le bailleur ne respecte pas son obligation de changement de sol, le locataire doit d’abord l’alerter par écrit. Sans réponse ou sans action de sa part, il peut le mettre en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. À défaut d’accord dans les deux mois suivant cet envoi, il peut saisir gratuitement la commission départementale de conciliation, puis, en dernier recours, le juge des contentieux de la protection.
Si le juge estime que les travaux de changement de sol relevaient bien de l’obligation du bailleur, plusieurs issues sont possibles :
Le passage devant le juge reste rare en pratique. La majorité des litiges se règlent en amont, à condition de répondre rapidement à la mise en demeure et de documenter votre position (devis de travaux engagés, calendrier prévisionnel). Un dossier locataire bien tracé dans LOCKimmo permet de démontrer facilement votre réactivité si le litige devait malgré tout être porté devant la commission de conciliation ou le juge.
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